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Provashot

Photos de sinistre pour l'assurance : ce que l'artisan doit fournir

Après un dégât des eaux, un incendie, une tempête ou un bris de vitre, l'assureur du client demande souvent des photos, et l'artisan qui intervient est bien placé pour les prendre. Voici quoi photographier, dans quel ordre, et comment remettre un dossier que l'expert lit sans vous appeler.

Guide pratique, mis à jour le 1er novembre 2026

À quoi servent vos photos

Le client déclare le sinistre à son assureur, qui mandate parfois un expert. L'artisan qui intervient est souvent le premier à voir les dégâts de près, et le dernier avant que la réparation les fasse disparaître. Vos photos montrent ce que vous avez trouvé, ce que vous avez fait et dans quel état vous laissez les lieux. Elles ne décident pas de la prise en charge : relisez avec le client les conditions de sa police et suivez les demandes de l'expert, elles priment sur tout conseil général. Demandez-lui ce que son assureur attend (passage d'un expert, accord avant les travaux, documents à joindre).

Le constat, avant de toucher à quoi que ce soit

En arrivant, avant de couper, démonter ou sécher, faites le tour avec le client. Une vue large par pièce touchée, puis les détails : la tache au plafond, le parquet gondolé, l'enduit noirci, la vitre fendue. Mettez un repère d'échelle dans le cadre (un mètre déplié, une prise, un interrupteur), et photographiez aussi ce qui est abîmé autour de votre zone de travail.

La cause visible, sans conclure à la place de l'expert

Photographiez l'origine du dégât telle que vous la trouvez, de près puis dans son contexte : le flexible percé sous l'évier, la tuile déplacée, la gouttière bouchée. Si vous remplacez une pièce en cause, photographiez-la en place puis démontée, et demandez au client s'il faut la garder pour l'expert. Dans vos légendes, décrivez ce que vous voyez, pas ce que vous en déduisez : « raccord du flexible fendu, sous l'évier » plutôt que « mauvaise installation ». Laissez les conclusions à l'expert.

Les mesures, lisibles sur la photo

Une mesure lue sur la photo vaut mieux qu'un chiffre noté de mémoire : le mètre le long de la zone abîmée, la hauteur de la trace d'eau sur le mur, les dimensions de la vitre cassée. Avec un humidimètre, photographiez son écran posé sur le mur, à plusieurs endroits et à chaque passage : c'est ce qui montre que le séchage avance.

Les travaux d'urgence

Couper l'eau, bâcher une toiture, sécuriser une vitre : l'expert voudra savoir ce qui a été fait, quand et pourquoi. Photographiez avant, pendant et une fois la mesure en place, en phase « pendant ». L'heure de chaque photo raconte la chronologie à votre place.

L'état après réparation

Revenez aux mêmes points de vue que pour le constat, sous le même angle (voir nos 9 règles pour les photos avant/après). Photographiez aussi ce qui va disparaître : le support asséché avant l'enduit, la nouvelle étanchéité avant le carrelage. Une fois caché, seule la photo montre que c'est fait.

Remettre un dossier lisible

  • Un seul PDF plutôt que des photos envoyées une à une par messagerie, où elles perdent facilement leur date et leur lieu.
  • Le numéro de sinistre du client en tête, avec l'adresse et la période d'intervention.
  • Les photos dans l'ordre, numérotées, avec la date, l'heure et le lieu.
  • Les photos du client signalées comme telles, s'il en a pris avant votre arrivée.
  • Les originaux intacts : aucune retouche, aucun filtre.

Pour le reste, voir ce que doit contenir un rapport photo de chantier.

Les erreurs à éviter

  • Réparer avant d'avoir photographié l'état trouvé.
  • Des photos de près sans vue large ni échelle.
  • Écrire une cause ou une responsabilité qu'on suppose.
  • Jeter la pièce en cause sans avoir demandé s'il faut la garder.

Le faire depuis le chantier

Dans Provashot, le document Dossier assurance (Pro) explique la méthode d'horodatage, dresse l'inventaire des pièces et donne une fiche par photo : date, heure et fuseau, position GPS et sa précision si la localisation est autorisée, origine, légende et empreinte SHA-256. Les photos importées depuis la galerie y sont signalées avec leur date d'import, et le dossier se termine par une déclaration de l'entreprise à signer. Le numéro de sinistre va dans le champ Référence, imprimé en couverture. Le dossier rassemble des éléments datés et rangés ; leur appréciation revient à l'assureur et à son expert.